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Ce qui fascine, quand on ecoute un sans-papier, cest tout dabord le parcours qui l a mené jusquici. Prenez Liu, originaire dune petite ville du sud-est de la Chine. «Jai pris le train de Shanghai jusquà la frontière du Viêt-Nam, » raconte-telle dans un français approximatif, « Ensuite avec dautres chinois, nous avons marché trois jours à travers la forêt, puis nous sommes entrés au Cambodge. Jy suis restée quelques mois, le temps de trouver des faux papiers. De là, jai pris lavion jusquà Paris ». Cétait en 1994, et ce voyage qui lui a coûté 130000 francs (près de 20000 euros), elle continue aujourdhui à le rembourser aux passeurs, par lintermédiaire de sa mère restée en Chine, à qui elle envoie des mandats.
« La France représentait le pays de la liberté, des droits de lhomme », lâche-telle avec un grand sourire
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