Mythe à la mémoire

La Goutte d'Or a besoin d'une histoire vivante, contrastée, complexe, à l'opposé de l'imagerie un peu pesante qu'on lui a toujours associé. De Zola à Tati, on n'en finit pas de coller à ce quartier des étiquettes un peu simplistes. La Goutte d'Or, enclos sordide de l'Assommoir, médina parisienne où flottent les odeurs de menthe et de cumin, mais aussi les trafics et les hôtels de passe? La réalité vaut évidemment bien mieux que ces clichés réducteurs rapides à enfiler.

La guerre de 1914-18, les années 30, les bombardement d'avril 1944, l'arrivée de l'immigration maghrébine, la guerre d'Algérie, autant d'événements clés au travers desquels il faut tenter de débusquer la "matière humaine", cachée derrière les images d'Epinal.

Mémoire d'anciens

Cette première phase du projet s'attache au recueil des témoignages les plus fragiles. C'est-à-dire des personnes les plus âgées. La population visée est parfois depuis plusieurs générations à la Goutte d'Or. A défaut, elle est venue s'y installer avant la seconde guerre mondiale ou juste après. Il s'agit de faire raconter à ces personnes des souvenirs qui mettent en scène la Goutte d'Or. Mais c'est aussi de leur vie qu'elles doivent parler; sans cet éclairage, les images renvoyées du quartier seraient bien fades...

Les porteurs du projet : AIDDA - Salle Saint Bruno - Florisa.