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Connaissant, et dans le détail, le champ de la photographie en noir et blanc, Véronique Lalot a cherché il y a longtemps à en franchir les limites. Une nostalgie de peintre pour la couleur... Est alors née l'idée de colorer le tirage noir et blanc, surtout pas de refaire de la photographie en couleurs, mais de colorer autrement le monde.
Ses couleurs sont d'abord primaires, vives et franchement juxtaposées. Elles opposent une apparence de joie à ses vues urbaines complexes et plutôt sombres. Puis, elles se nuancent, ne s'interdisent plus d'évoquer la réalité. De ses tableaux improbables et cosmopolites Véronique Lalot revient à une observation inquiète des environs. Et ces environs se rapprochent, cernent de plus en plus les mutations urbaines près desquelles elle vit, à la Goutte d'Or. L'image du monde n'a pas besoin d'être exotique. Les images de Véronique Lalot qui n'ont jamais été sereines, deviennent les métaphores des déchirements proches.
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