Emmanuels Serna Emmanuels Serna Emmanuels Serna
Kultchim(à gauche) est âgé d'à peine 13 ans mais il a déjà une haine profonde des serbes . Beaucoup d'enfants n'ont pas de blousons. Escalades sur les restes du terrain de sport du lycée, miné pendant la guerre. L'électricité étant rationné, la bougie reste le seul moyen de s'éclairer.
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La proximité d'une décharge recèle une multitude de "trésors" avec lesquels les enfants peuvent s'amuser. Ce jour là des petites filles curieuses étaient rentré dans le camp, ce qui n'était pas pour plaire aux enfants qui se sont empressé de les faire partir. Les familles ne disposent que d'une seule brouette pour transporter le bois avec lequel ils se chauffent. Pour les enfants c'est un jouet de fortune. le camp se trouve juste à côté d'un lycée. Les enfants avaient récupérés des chaises cassées pour en faire des traînaux.
Originaires de la région de Preservo (sud de la serbie) quarante-cinq familles albanises vivent à Gnjilan (sud-est du Kosovo) dans un anciien campus universitaire transformé en camp de transit.
Victimes de l'épuration ethnique serbe, ils ont du fuir, pour la plupart à pied, vers l'Albanie, la Macédoinie ou le Monténégro.
Les familles ont été placés dans ce camp à la fin de la guerre en attendant d'être relogés au Kosovo ou d'obtenir un visa pour migrer dans un pays de'Europe de l'ouest.

Une centaine d'enfants vivent en permanence dans l'enceinte du camp. J'ai décidé de leur consacrer mon reportage, car malgré leur joie de vivre ce sont eux qui souffrent le plus de cette guerre. marqués à vie par la tragédie qu'ils ont vécus. la plupart de ces enfants sont très jeunes (entre 2 et 13 ans), peu
sont scolarisés et seuls les plus âgés vont à l'école quelques heures par jour. Beaucoup sont livrés à eux-même et sont dehors dés huit heures du matin. Ils jouent dans la neige et le froid souvant sans blousons ni gants ni même chaussettes. Certains de ces enfants sont malades, ils souffrent de gripes, de gastro-entérites, de plaies non soignées et infctées. Il n'y a pas de désinfectant dans le camp, pas plus que de suivi médical ou psychologique pour les enfants souffrants ou traumatisés.

Pour palier à la déscolarisation, des ateliers de dessin, peinture, musique ou sport sont animés par des bénévoles internationaux et albanais. Ce qui fait la joie des enfants qui ne demandent qu'une seule chose, c'est que l'on s'occupe d'eux.


Emmanuel Serna